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Rencontre avec Pip Hare – en route pour le Vendée Globe 2020 !

Pip Hare on Boat

Pour le lancement du partenariat entre Medallia et Pip Hare, nous sommes allés à la rencontre de la navigatrice britannique. Pip, skipper du Medallia, un voilier de 60 pieds (18,28 m) de la classe monocoque IMOCA, participera au Vendée Globe 2020 – 2021.

Pip, merci d’avoir pris le temps de vous entretenir avec nous. Pour les lecteurs qui ne sont pas initiés au monde de la voile, pouvez-vous nous dire ce qu’est le Vendée Globe ?

Le Vendée Globe est la course à la voile la plus difficile au monde. Les skippers (navigateurs) courent en solitaire et sans assistance à bord de bateaux de la classe IMOCA, des monocoques de 60 pieds (18,28 m), dans l’espoir de parcourir 24 000 milles, soit plus de 40 000 km, autour du monde. La course dure généralement trois mois et a lieu tous les quatre ans, au départ des Sables d’Olonne. Si les conditions météorologiques le permettent, le Vendée Globe 2020 – 2021 débutera le 8 novembre. C’est le  test ultime en termes d’endurance et de capacités humaines.

Comment vous sentez-vous avant le départ ?

Je ne me serais pas inscrite si je ne me pensais pas capable de franchir la ligne d’arrivée. Cependant, il semblerait que les apparences jouent contre moi. Il y a plus d’hommes ayant marché sur la lune que de femmes ayant franchi la ligne d’arrivée, ce ne sera donc certainement pas facile. En 30 ans de course, seuls 78 navigateurs l’ont terminé, dont neuf britanniques et sept d’entre-eux des femmes (en comparaison, 12 personnes ont marché sur la lune). Mais ça ne m’effraie pas, bien au contraire. Toutes ces statistiques me donnent l’envie de réussir. J’ai un bateau performant (et on a pu l’améliorer davantage grâce au parrainage de Medallia) avec lequel je peux naviguer en toute sécurité à travers le monde ; je me suis d’ailleurs jamais sentie physiquement aussi en forme. Je pense même que je peux battre l’actuel record du monde féminin.

Vous parlez du  record détenu à l’heure actuelle par Ellen McArthur ?

Exactement. En 2001, la navigatrice britannique, anoblie depuis par la reine Élisabeth II, Ellen McArthur a réussi le Vendée Globe en un temps record de 94 jours 4 heures et 25 minutes. Je pense être capable de battre ce record.

Un objectif ambitieux ! De toutes les courses, pourquoi le Vendée Globe ?

Au début de ma carrière, je me souviens d’avoir lu des articles sur le Vendée Globe et d’avoir été captivée par ces femmes françaises qui tentaient de traverser le monde à la voile. J’aimais l’idée que les hommes et les femmes puissent concourir sur un pied d’égalité et qu’il n’y ait pas de barrières à l’entrée. D’ailleurs, pour la première fois, une personne avec un handicap physique participe à la course cette année.

Cette course prouve que peu importe qui vous êtes et d’où vous venez, tout le monde peut participer. Le monde du sport devrait s’en inspirer davantage. Même si les hommes et les femmes concourent sur un pied d’égalité au Vendée Globe [ce que j’apprécie beaucoup], les femmes restent quand même très sous-représentées dans le monde de la voile. J’ai le sentiment profond qu’en participant à cette course, je joue quelque part un rôle pour apporter plus de diversité au sport.

Quel a été votre parcours avant d’en arriver là ?

Un mélange de travail acharné, de cran et de détermination. J’ai passé une grande partie de ma carrière à essayer de percer dans ce sport et à tracer ma propre voie, ce qui n’a pas été simple. Au Royaume-Uni, il n’y a pas de voie toute faite pour devenir navigatrice. Mais pour autant, cela ne m’a pas découragée. À l’âge de 35 ans, j’ai décidé de prendre les choses en main. J’ai fait ma première traversée en solitaire de l’Uruguay jusqu’au Royaume-Uni. J’ai systématiquement gravi les échelons en travaillant sur des bateaux plus grands et en acquérant plus d’expérience, avec en ligne de mire une participation au Vendée Globe. En 2018, j’ai eu l’opportunité d’acquérir un IMOCA, la classe de bateau requise pour concourir au Vendée Globe. Mais à l’époque, je n’avais ni sponsor ni soutien financier. Je n’ai pas hésité à prendre le bateau et j’ai passé l’intégralité de l’année 2019 à tenter d’obtenir des financements et de sensibiliser les gens. Depuis, j’ai passé les qualifications et j’ai trouvé Medallia comme sponsor titre !

Parlez-nous un peu de votre partenariat avec Medallia et comment celui-ci est né ?

L’histoire du Vendée Globe est principalement faite de partenariats entre des entreprises technologiques et des navigateurs. Il y a souvent une synergie dans la façon dont ces entreprises et ces athlètes pensent et une détermination commune à réussir. Et Medallia a tout cela et plus encore. Sa raison d’être est de fournir à ses clients les outils nécessaires pour gagner et s’améliorer. Et c’est en grande partie ce qu’il se produit avec ce partenariat :Il me donne la possibilité de réussir dans mon sport, d’être une athlète et de me hisser à mon meilleur niveau.

Retrouvez toute l’histoire de Pip ici et découvrez les différentes étapes de son parcours qui l’ont amenée jusqu’à la ligne de départ en novembre.

 


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